Lundi 23 octobre 2006
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Nous avons beau croire que les poils tiennent chaud, la dure réalité est toujours là pour nous rappeler le contraire. Dans cette situation précise, le poil n’empêcha guère la main de se refroidir et le froid de remonter le long du bras. Après l’effet papillon, l’effet poil : l’organisme consomma de l’énergie pour faire face à cette baisse de température, il sollicita ensuite l’estomac de combler ce déficit d’énergie et ce dernier protesta bruyamment contre le vide qui l’habitait.
Pire que le bruit de mouche, les hurlements d’estomac.
Hubert commença donc sa journée avec l’estomac en pleine manifestation syndicale et les mouches bruyantes.
Il y a de ces matins que l’on appelle communément des lendemains difficiles. Ils le sont d’autant plus, quand on n’a pas la moindre idée de ce qu’on a fait pour mériter ça, si ce n’est d’avoir participé à une veille de lendemain difficile. Pour Hubert, tout semblait indiquer qu’il avait passé une veille excellente, en particulier son mal de cheveux.
Après s’être lavé, coiffé les cheveux et lustré le poil, Hubert sortit de chez lui. Le village était étonnamment calme à cette heure de la journée et cela le suspicieux ; toute la nuit le nombre 101 était apparu dans ses rêves et pressentait quelque chose de capital. Tant qu’à faire, il aurait préféré de rêver du nombre 512, codification de la banque dans son cher plan comptable général.
La situation devint vraiment louche quand un groupe de passants rebroussa chemin en le voyant, visiblement outrés de le voir.
La suspicion devenant plus fort, Hubert décida
1- De nettoyer ses semelles sur un carré d’herbe, si jamais il avait marché sur une crotte.
2- D’aller se faire cuire un œuf.
3- De trouver quelqu’un qui puisse lui remémorer ses exploits de la veille.
4- D'aller dans un lieu calme pour reposer ses cheveux douloureux.