Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 17:19

Face à l’adversité, plus de rivalité intestine. Comme d’un seul gnourf, Hubert et Shareb s’élancèrent dans une fuite désespérée. Cherchant un moyen d’échapper à cette furie hors d’âge et hors d’elle, ils aperçurent sur le chemin une flaque d’eau. Inspirés par leurs derniers miracles, ils décidèrent de la traverser, espérant que Tauppot s’y noierait.

Hubert frôla la surface de l’eau de ses pieds, sans y faire la moindre onde à la surface. Au passage de Shareb, la flaque se sépara en deux pour le laisser passer au sec. Quand Tauppot arriva derrière, cahin-caha, les flotillons (= des petits flots) se refermèrent sur elle.

A peine mouillée au dessus des genoux, la vieille femme ne ralentit même pas sa course et somma aux deux fuyards de s’arrêter. Il est de ces réflexes pavloviens que l’on assimile enfant et qui nous font cesser toute activité sur l’injonction d’une voix féminine autoritaire et qui paralysèrent Hubert et Shareb en plein élan.

Penauds, ils se laissèrent mener par les oreilles jusqu’à une ferme des environs.

Tauppot semblait bien connaître les lieux, car elle y entra sans frapper et traîna ses deux captifs jusqu’au canapé où quelqu’un les y attendait.

 

1-       Hubert fut pris d’une crise de peur panique, hurla comme un possédé et chercha à s’enfuir.

2-       Tauppot assena deux coups de canne bien placés pour prévenir tout mouvement indésirable.

3-       Quelqu’un sorti de l’ombre les aspergea d’eau et leur passa un encensoir sous les narines.

4-       Un long silence épais s’en suivit.

 
Par Fleur - Publié dans : Les Chroniques du Gnourfland
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Pensée gnourfe

Episode 13 sur Gnourfland. Ca vole profond!

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